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Edouard Ferrand
1965-2018

Chers députés, chers assistants et collaborateurs, 
Chers camarades,

Hier soir, Édouard nous a quittés.

Jusqu’au bout, il aura fait preuve d’une telle pudeur, d’une telle dignité, d’un tel courage dans son combat contre la maladie, que beaucoup d’entre vous n’ont sans doute pas perçu la gravité du mal qui le rongeait. Et certainement pas nos alliés qui l’ont encore vu à sa dernière session de Strasbourg et à notre réunion de Prague, il y a à peine plus d’un mois.

Jusqu’au bout, il aura lutté pour ses idées, restant en première ligne pour défendre nos compatriotes – tout particulièrement nos agriculteurs et la ruralité ! – et rétablir une France française dans une Europe européenne.

Pareille abnégation force le respect.

Député au Parlement européen depuis 2014 et chef de notre délégation française au sein du groupe ENL, Édouard Ferrand était avant tout un militant, engagé très jeune dans le combat national, en première ligne de toutes les batailles électorales, ce qui l’a conduit à siéger notamment au Conseil régional de Bourgogne où il a présidé le groupe des élus FN pendant de nombreuses années.

Il y a quelques mois, Édouard avait publié avec son père, un ouvrage consacré à son ancêtre le comte de Saillans (1741-1792), « le premier combattant de la Contre-Révolution ». Un livre qu’il présenta, avec son préfacier, l’Académicien Jean Tulard, le 16 novembre dernier dans les locaux parisiens du Parlement européen.

La disparition d’Édouard laissera un grand vide tant ses qualités humaines, son dévouement, sa générosité et son ouverture d’esprit étaient appréciés de tous ceux qui l’ont rencontré et ont travaillé à ses côtés.

Nos pensées émues et affectueuses vont bien sûr vers Alexandrine, son épouse, et leurs cinq enfants, notamment Clotilde qui a travaillé parmi nous pendant plusieurs mois.

Quant à nous, chers amis, chers camarades, nous poursuivrons le combat politique qui animait Edouard. Son exemple nous oblige.

Nicolas Bay, le 2 février 2018

Wij willen een Europa van soevereine staten. Wij willen een Europa van Vrijheid. Wij willen een Europa van nationale eigenheid en identiteit.

Onze Europese culturen, onze waarden en onze vrijheid worden bedreigd. Zij worden bedreigd door de verpletterende en dictatoriale macht van de Europese Unie. Zij worden bedreigd door massa-immigratie, door open grenzen, door de Euro: een ‘one size fits none’ munt.

De nationale staten moeten zelf hun begrotingen vaststellen, zelf hun wetten opstellen, zelf hun grenzen bewaken, zelf hun taal en cultuur beschermen, zelf hun munt voeren. Daarom moet er een andere samenwerking komen.

Deze EU kan niet omgaan met verschillen, omdat het geen nationale staten wil. Maar Europa is groot geworden juist door de verschillen, door wedijver, door samenwerking, door conflicten en door vrede. Want onder de oppervlakte van alle verschillen is de gigantische onderstroom van onze gemeenschappelijke culturele erfenis. Wie deze erfenis erkent, erkent de verschillen, erkent de soevereine staten.

Wij staan voor een Europa van economische samenwerking tussen soevereine staten.

We want a Europe of sovereign states. We want a free Europe. We want a Europe that respects national individuality and national identity.

Our European cultures, our values and our freedom are under attack. They are threatened by the crushing and dictatorial powers of the European Union. They are threatened by mass immigration, by open borders and by a single European currency: one size does not fit all.

Nation states must be able to establish their own budgets, draw up their own laws, take control over their own borders, protect their own languages and cultures and have their own currencies. Therefore we want a different kind of cooperation.

The EU cannot deal with differences because it does not want sovereign nation states. But actually the foundation of the success of Europe has been the differences between states resulting from competition, cooperation, conflicts and peace. Beneath the surface of all the differences, there is the huge undercurrent of our common cultural heritage. Anyone who acknowledges the importance of our common legacy also acknowledges our differences and appreciates the significance of sovereign states.

We stand for a Europe of economic cooperation between nation states.